Saison de l'Institut des Afriques féminisme Littérature Mémoire
Une après-midi proposée dans le cadre des Journées de la mémoire le dimanche 10 mai à partir de 15h au Musée d’Aquitaine pour explorer l’histoire politique, sociale mais aussi mémorielle et intime des cheveux crépus. Trois temps rythmeront la journée ; en commençant par la performance Rituel d’éveil de Daja Do Rosario, suivie d’une lecture d’extraits de Histoire sentimentale de mes cheveux, de et par Estelle-Sarah Bulle, et d’une table-ronde pour retisser les fils d’une mémoire capillaire collective. Entrée libre et gratuite.
L’édition 2026 des Journées de la mémoire en commémoration de l’esclavage, de la traite négrière et de leurs abolitions s’inscrit dans le cadre du 25e anniversaire de la loi dite Taubira reconnaissant la traite et l’esclavage comme crime contre l’humanité.

Une performance contemporaine explorant le cheveu afro comme espace de mémoire, d’identité, de transmission et de rituel incarné. En mettant en scène des gestes capillaires quotidiens comme actes de méditation, d’introspection et de transformation, l’artiste Daja do Rosario propose un moment de contemplation et d’incarnation dans le hall du musée, où les gestes les plus intimes deviennent langage, rythme et transmission.
Avec la complicité des Iliennes.
À 15h dans le hall du Musée d’Aquitaine. Entrée libre et gratuite.
© Isabelle Legares – Daja do Rosario

Être métisse aux cheveux crépus est-il un atout pour devenir écrivaine en France ? Cela ne va pas de soi.
De rencontres inattendues à Maryse Condé, d’une résidence d’écriture auprès de lycéens en CAP Coiffure à “Poil de Carotte”, Estelle-Sarah Bulle parcourt les chemins de notre imaginaire en même temps qu’elle retrace sa propre voie vers l’écriture. Elle montre combien le cheveu est, pour les grand·e·s auteur·rice·s comme pour de jeunes rêveur·euse·s, un thème propice à l’écriture, aux métaphores et au récit des non-dits de toute une société. L’autrice lira quelques extraits choisis de cet ouvrage aussi politique que poétique.
À 15h30 dans l’auditorium du Musée d’Aquitaine. Entrée libre et gratuite.
© Une histoire sentimentale de mes cheveux

Avec Estelle-Sarah Bulle (autrice), Daja do Rosario (artiste pluridisciplinaire) et Rachel Kwarteng (réalisatrice). Échange animé par Ysiaka Anam (poétesse et autrice).
Espace intime et territoire politique, nos cheveux portent les traces d’une histoire longue et complexe, parfois douloureuse, toujours vivante.
Entre violence, réappropriation et soin : cette table-ronde réunira quatre femmes afrodescendantes pour retisser, à plusieurs voix, les fils d’une mémoire capillaire collective.
À 15h45 dans l’auditorium du Musée d’Aquitaine. Entrée libre et gratuite.
© Cheveux afro, série documentaire de Rachel Kwarteng

Rachel Kwarteng est réalisatrice et Chef-Opératrice. Elle a réalisé la série-documentaire CHEVEUX AFRO (@cheveux.afro) disponible gratuitement sur la plateforme Tv5 Monde Plus. Dans ce film, elle revient sur l’histoire des femmes qui sont passées du rejet à l’acceptation de leurs cheveux afro.
À travers la voix-off et les 19 femmes qui interviennent comme Didi Stone, Kelly Massol ou encore Fatou N’DIAYE, on comprendra comment, en acceptant leurs textures, elles ont en réalité assumé leur identité.
En plus de cette série-documentaire, Rachel travaille à l’image dans l’univers de la mode.

Après une carrière professionnelle variée notamment dans le secteur culturel, Estelle-Sarah Bulle se consacre entièrement à l’écriture à partir de 2018, année de publication de son premier roman, Là où les chiens aboient par la queue (éditions Liana Levi). Depuis, elle a publié trois romans, 2 romans jeunesse, un récit autobiographique (Histoire sentimentale de mes cheveux, Bayard, 2025) et divers autres textes pour des publications individuelles ou collectives.
Photo © Astrid_di_Crollalanza

Artiste pluridisciplinaire franco-caribéenne et capverdienne, son travail explore l’identité
afrodescendante, la mémoire du corps et les liens entre nature, sacré et création. Sa pratique mêle textile, photographie performative, sculpture en fibres végétales et
peinture.
En 2025, elle est invitée en résidence au Brésil (MAC – Museu de Arte Contemporânea, Casa do Benin).
Parallèlement à sa pratique artistique, elle anime des ateliers autour du tissage, de la création
textile et de l’upcycling, afin de transmettre une pratique ancrée dans le vivant, l’écoute et la
résilience.
© Isabelle Legares – Daja do Rosario

Ysiaka Anam est autrice de romans et de poésie.
Les questions de récit et de transmission constituent le fil rouge de son parcours, où la littérature vient s’entremêler à différentes pratiques. Elle y explore les zones où l’intime vient enlacer les questions collectives.En 2018, la sortie de son premier roman, Et ma langue se mit à danser, lui donne l’occasion d’échanger avec différents publics sur l’exil et la mémoire. En 2024, elle sort son premier recueil de poésie, Nos peaux en portent les sillons, et traduit l’essai Les mains de ma grand-mère, de l’auteur afro-américain Resmaa Menakem.
Photo © Quitterie de Fommervault



